Le début d’une nouvelle année est un bon moment pour faire le point et se demander si nous sommes toujours sur la bonne voie. En matière d’investissement, c’est particulièrement vrai. Même si les marchés changent et que l’actualité financière se renouvelle sans cesse, les principes qui mènent à de bons résultats à long terme demeurent, eux, étonnamment stables. Chaque mois de janvier apporte son lot de prévisions et de nouvelles tendances, mais ce sont rarement ces prédictions qui font la différence. Ce sont plutôt quelques bonnes habitudes, simples en apparence, mais exigeantes sur la durée.
Le temps demeure l’allié le plus important de l’investisseur. La croissance d’un patrimoine se fait graduellement, grâce à la capitalisation, à condition que l’argent soit investi et laissé en place. À court terme, les marchés peuvent fluctuer, parfois de façon marquée. Sur de plus longues périodes, toutefois, ils tendent à suivre l’évolution des entreprises et de l’économie. Voilà pourquoi rester investi, même lorsque l’incertitude est présente, est un élément clé du succès à long terme.
Pour les personnes qui épargnent encore activement, la constance est souvent la meilleure stratégie. Investir régulièrement, par exemple au moyen de cotisations automatiques mensuelles, permet de bâtir un portefeuille sans tenter de deviner le bon moment pour investir. Cette approche réduit le stress lié aux mouvements des marchés, aide à traverser les périodes de volatilité et favorise des habitudes d’épargne réalistes et durables.
Le risque mérite toutefois une définition plus large que les seules fluctuations à court terme du marché. Pour certains investisseurs, le risque comprend souvent le risque de perte permanente de capital, d’inefficacité fiscale ou de décisions qui compromettent les objectifs à long terme. En général, les placements offrant un potentiel de rendement plus élevé, comme les actions, connaissent davantage de fluctuations. Les placements plus conservateurs, comme les obligations, offrent souvent plus de stabilité, mais des rendements attendus plus modestes. L’enjeu consiste à trouver une répartition de l’actif qui correspond à vos objectifs, à votre horizon de placement et à votre tolérance au risque. Il n’existe pas de solution unique; ce qui compte, c’est d’avoir une structure qui vous permet de rester à l’aise, même lorsque les marchés sont agités.
La diversification est un autre principe fondamental. Personne ne peut prédire avec certitude quels marchés, secteurs ou régions performeront le mieux d’une année à l’autre. En répartissant les investissements, on réduit l’impact qu’un mauvais rendement dans un seul secteur pourrait avoir sur l’ensemble du portefeuille. La diversification ne garantit pas des gains et n’élimine pas les pertes, mais elle contribue à limiter les risques inutiles.
À mesure que les portefeuilles prennent de l’ampleur, l’efficacité et les coûts gagnent en importance. Les frais, les impôts et les décisions de structure financière s’accumulent au fil des années, tout comme les rendements. L’enjeu n’est pas seulement de réduire les coûts, mais de s’assurer qu’ils créent une réelle valeur. Une approche intégrée, qui combine gestion de placements, planification fiscale, retraite et objectifs financiers globaux, peut avoir un impact significatif sur les résultats à long terme.
Le comportement de l’investisseur joue souvent un rôle plus important que les marchés eux-mêmes. Réagir sous l’effet de l’émotion, vendre lors d’une baisse ou se précipiter vers le placement populaire du moment, peut nuire sérieusement aux résultats. À long terme, la discipline et la capacité de s’en tenir à un plan bien établi sont souvent plus payantes que les tentatives de prédire les prochains mouvements du marché.
Ces principes sont accessibles à tous, mais ils demandent rigueur et constance. Certains investisseurs préfèrent les appliquer de façon autonome, tandis que d’autres choisissent de s’entourer d’un conseiller financier. Dans les deux cas, l’objectif demeure le même : éviter les erreurs coûteuses, maintenir un niveau de risque approprié et rester concentré sur les objectifs à long terme, même en période d’incertitude.