Notre équipe de gestion des placements vous présente ses perspectives sur les actions canadiennes et mondiales ainsi que sur les marchés des titres à revenu fixe.
01 Marchés Boursiers
Les marchés boursiers ont poursuivi leur progression au troisième trimestre de 2026, mais les gains ont été plus modestes que le fort rebond du deuxième trimestre. Les principaux marchés ont tous généré des rendements dans le bas de la fourchette à un chiffre, mais le leadership est demeuré étroit et a changé au cours du trimestre. Les secteurs liés aux ressources ont contribué positivement, tandis que la technologie est demeurée solide en Amérique du Nord. Cette fois, les sociétés de logiciels ont mené le secteur plutôt que les semi-conducteurs. Les rendements positifs des indices ont masqué un contexte plus inégal sous la surface, les gains étant concentrés dans certaines parties du marché. Le changement de leadership reflète l’incertitude des investisseurs quant à la vigueur du marché de l’emploi, à la persistance de l’inflation et à la trajectoire future des taux d’intérêt. Plus important encore, le débat se poursuit sur l’ampleur des investissements dans l’intelligence artificielle, les rendements qu’ils généreront et la façon dont cette technologie transformera le quotidien et les industries.
| Market | Return |
|---|---|
| Canada | +1,6 % |
| États Unis | +2, 4 % |
| International | +1,0 % |
Rendement des indices de référence au 30 septembre 2026. // Canada : indice composé S&P/TSX // États-Unis : indice S&P 500 (CAD) // International : indice de référence des actions internationales (CAD)
Les actions canadiennes
Les actions canadiennes ont enregistré un gain modeste au troisième trimestre, l’indice S&P/TSX progressant de 1,6 %. Le leadership est passé de la forte remontée des banques au deuxième trimestre aux secteurs des matières premières (+13 %) et de la technologie (+18 %), qui ont nettement dominé le marché. Malgré le rendement positif de l’indice, seulement trois des onze secteurs ont terminé en hausse, ce qui témoigne d’une progression très concentrée. Le rebond des matières premières a marqué un renversement par rapport à la faiblesse du trimestre précédent, tandis que la vigueur de la technologie a été menée par les sociétés de logiciels. Dans l’ensemble, le trimestre a montré qu’un rendement positif de l’indice peut masquer la faiblesse d’une grande partie du marché, alors que le leadership change, mais demeure concentré dans un nombre limité de secteurs.
Les actions américaines
Les actions américaines ont poursuivi leur progression au troisième trimestre, mais à un rythme plus modéré après un solide premier semestre. Deux grandes tendances ont façonné le rendement : la montée des modèles d’IA à poids ouverts et la hausse des taux d’intérêt. Selon nous, la montée des modèles à poids ouverts a atténué les craintes que les retombées économiques de l’IA soient dominées par un ou deux géants numériques. Elle a renforcé les attentes d’une répartition plus large de la valeur et favorisé un important redressement des sociétés de logiciels et de services dont les activités reposent sur le travail du savoir. Dans l’ensemble, les actions américaines ont progressé de 2,4 % en dollars canadiens. La technologie (+7 %) a figuré parmi les secteurs les plus performants, menée par les logiciels et les services informatiques. Les soins de santé (+6 %) ont également bien fait après avoir servi de source de financement pour l’achat de titres liés à l’IA. À l’inverse, la hausse des taux a pesé sur les secteurs souvent considérés comme des substituts aux obligations, notamment les services publics (-12 %), l’immobilier (-6 %) et la consommation de produits de base (-2 %). Les secteurs plus cycliques ont aussi reculé, notamment les industrielles (-10 %) et la consommation discrétionnaire (-5 %). Enfin, l’énergie (+17 %) a fortement rebondi, le conflit au Moyen-Orient ayant exercé une pression à la hausse sur les prix du pétrole.
International equities
Les actions internationales
Les actions internationales ont été influencées par les mêmes deux tendances. En plus de la montée des modèles à poids ouverts, elles ont été touchées par la persistance de l’inflation, les emprunts gouvernementaux élevés et les besoins croissants de financement des infrastructures d’IA, qui ont continué d’exercer une pression à la hausse sur les rendements obligataires. Dans l’ensemble, les actions internationales ont progressé de 1,0 % au cours de la période, la légère faiblesse du dollar canadien ayant modestement soutenu les rendements. La technologie (-8 %) a été le secteur le plus faible en raison de son importante exposition aux fabricants d’équipement pour semi-conducteurs et de mémoire, qui ont marqué une pause après des rendements exceptionnels au premier semestre. Les sociétés de logiciels et de services ont affiché des gains à deux chiffres, mais leur plus faible pondération n’a pas suffi à compenser la faiblesse des semi-conducteurs. Malgré la hausse des taux, les services de communication (+7 %) ont bien fait. Les sociétés de télécommunications se sont redressées à mesure que les inquiétudes entourant la perturbation potentielle causée par les services satellites de SpaceX se sont atténuées. SoftBank Group a aussi fortement contribué. Les services financiers (+6 %) ont continué de bien faire, la pentification de la courbe des taux ayant soutenu les marges, tandis que la vigueur des marchés financiers a favorisé la croissance des bénéfices. Les actions du secteur de l’énergie (+17 %) ont également affiché de solides rendements dans les marchés internationaux.
Après les solides rendements des sociétés liées à l’IA au premier semestre, le troisième trimestre a apporté une certaine normalisation du leadership de marché. La concentration des indices demeure néanmoins élevée, ce qui expose fortement les investisseurs à un nombre limité de sociétés et de thèmes. Nous croyons que l’IA créera une valeur importante à long terme, mais il reste beaucoup d’incertitude quant aux endroits où cette valeur sera créée et à la part déjà reflétée dans les cours. Nos portefeuilles demeurent donc positionnés très différemment des indices, conformément à notre volonté de privilégier des entreprises de grande qualité, dotées de flux de trésorerie durables, de bilans solides et de valorisations attrayantes. Nous demeurons sélectifs dans notre exposition à la technologie et à l’IA, tout en recherchant des occasions dans un éventail plus large de secteurs. Ce positionnement peut peser sur le rendement relatif lorsque les gains du marché sont très concentrés, mais nous croyons qu’il offre une base solide pour protéger et faire croître le capital à long terme.
02 Marchés Obligataires
Le marché obligataire canadien a changé de cap au troisième trimestre. La vigueur de la croissance économique et le regain des risques géopolitiques ont poussé les prix de l’énergie à la hausse, forçant les banques centrales à reconnaître l’accroissement des risques inflationnistes et à s’orienter vers des hausses de taux. La forte remontée des rendements obligataires sur l’ensemble de la courbe a été mondiale, les tensions géopolitiques ayant fait grimper le prix du pétrole de plus de 40 %, tandis que les pénuries de diesel ont porté les prix à des sommets records. Plusieurs banques centrales, dont la Réserve fédérale américaine, ont relevé leurs taux au cours du trimestre. D’autres, notamment la Banque du Canada, ont évoqué la possibilité de hausses à court terme afin de recentrer leur politique sur la gestion des risques inflationnistes croissants.
CROISSANCE ÉCONOMIQUE
Dans ce contexte, la croissance économique est demeurée résiliente. Le Canada a dépassé les attentes en affichant une croissance annualisée de 3,3 % au deuxième trimestre. Les indications actuelles laissent entrevoir une croissance du PIB réel de 1,5 % en 2026 et de 2 % en 2027. Bien que les tarifs douaniers continuent de peser sur les perspectives canadiennes, les récents projets d’infrastructure gouvernementaux et les initiatives de dépenses publiques en ont atténué les effets négatifs. La vigueur de la croissance au Canada et aux États-Unis donne aux banques centrales une plus grande marge de manœuvre pour relever les taux et contribuer à stabiliser les attentes d’inflation.
PRESSION DE L’OFFRE
Le marché obligataire a également subi une pression à la hausse sur les taux en raison de déséquilibres entre l’offre et la demande, notamment l’augmentation des émissions gouvernementales combinée à un volume record d’émissions d’obligations de sociétés liées au développement de l’IA. À notre avis, le principal risque à court terme se situe à l’extrémité longue de la courbe, compte tenu de l’accentuation de ces déséquilibres et des positions vendeuses spéculatives des fonds de couverture. La hausse de la dette publique et l’augmentation des émissions par les gouvernements et les sociétés, particulièrement dans le secteur technologique, ont exercé une pression à la hausse sur les taux d’intérêt. De plus, avec la remontée des taux mondiaux, les investisseurs étrangers ont accéléré leurs ventes d’obligations américaines et canadiennes afin de profiter de rendements plus attrayants dans leurs marchés nationaux.
RISQUE DE TAUX D’INTÉRÊT
Les risques à l’extrémité courte de la courbe sont nettement moins élevés que lors du dernier cycle de hausses de 2022-2023, puisque le point de départ des rendements est plus élevé. Par exemple, le rendement à cinq ans est plus du double de son niveau lorsque la Banque du Canada a commencé à relever ses taux en février 2022, soit 210 points de base de plus. Les obligations à court terme assorties d’une échéance de un à cinq ans offrent maintenant un rendement à l’échéance supérieur à leur mesure du risque de taux d’intérêt, soit la duration. Ainsi, l’incidence négative d’une hausse des taux sur leur rendement total serait rapidement compensée par un revenu obligataire plus élevé. Par exemple, une hausse supplémentaire de 100 points de base dans le segment de un à cinq ans pourrait désormais être récupérée grâce au revenu accru en moins de douze mois.
RENDEMENTS OBLIGATAIRES
Les rendements obligataires canadiens ont suivi la tendance mondiale à la hausse au cours du trimestre. Les rendements à court terme ont progressé sous l’effet des attentes de resserrement monétaire, tandis que les rendements à long terme ont augmenté davantage en raison des déséquilibres entre l’offre et la demande. Au cours du trimestre, le rendement des obligations du gouvernement du Canada à deux ans a augmenté de 62 points de base pour atteindre 3,37 %, tandis que celui des obligations à cinq ans a mené la hausse, progressant de 69 points de base pour clôturer à 3,71 %. Les rendements à long terme ont aussi augmenté : le taux à dix ans a gagné 62 points de base pour atteindre 3,99 %, et le taux à trente ans, 52 points de base pour s’établir à 4,30 %. En comparaison, les hausses ont été plus prononcées sur le marché des titres du Trésor américain, particulièrement pour les échéances longues. Le rendement des titres à dix ans a augmenté de 82 points de base pour atteindre 5,29 %, tandis que celui des titres à trente ans a progressé de 68 points de base pour s’établir à 5,63 %.
Les présents articles sont uniquement publiés à titre informatif. Ils ne doivent pas être interprétés comme conseils juridiques, comptables, fiscaux ou financiers. Pour toute question complexe, vous devriez toujours demander l’aide d’un professionnel. Toute opinion exprimée est personnelle et ne représente pas forcément celles de Placements Louisbourg.